Voici le récit et les photos promis plus tôt par Yannick.
Comme mon co-blogueur l'indiquait dans son dernier billet, notre plan initial était de parcourir le Sentier des Caps de Charlevoix, dont j'ai déjà parcouru une section il y a quelques années, et qui semblait tout indiqué pour inaugurer la saison estivale de plein air. Malheureusement, une grosse bordée de neige au début avril, ainsi que de la neige en début de semaine (et oui, de la neige!) nous ont forcé à changer nos plans. Bien déçue, j'ai cherché frénétiquement un endroit où nous pourrions faire de la randonnée à 48h d'avis. Après bien des allers-retours sur le site de la Sepaq, et bien du temps d'attente au téléphone, j'ai réussi à nous dénicher une tente de prospecteurs.
Samedi matin, nous étions donc tous les quatre - Yannick, Bruno, Louis-David et moi même - prêts à lancer la saison avec une modeste aventure, à défaut de pouvoir gravir des caps plus orientaux.
Le camping Orion, notre destination finale, n'étant qu'à 6 km en ligne droite de l'accueil, nous avons choisi de faire une plus longue boucle pour se délier les jambes.
Les sentiers du haut de la montagne étaient parait-il impraticable pour cause de neige, mais dans ceux que nous avons empruntés, c'était bien dégagé (mis à part un petit étang à un moment). Mais le sous-bois était encore très printanier. Les arbres étaient à peine en bourgeons, et il y avait encore du trille et des têtes de violon. Ça m'a rappelé que de randonner à différents moments de l'année, c'est découvrir une nature complètement différente à chaque fois.
Les sentiers du Mont Mégantic sont relativement "civilisés", donc ce n'était pas de la très grande aventure, mais c'est tout de même bien joli, avec des petits ruisseaux partout, surtout à ce temps de l'année.
Arrivés au camp, nous avons squatté une plateforme inutilisée pour faire quelques mouvements de yoga, question de bien s'étirer.
Le camp de prospecteur n'avait de tente que le nom: de véritables portes et fenêtres, de l'isolation, des lits confortables. Mais chut! Il ne faut pas le dire! Laissons les frileux se battre pour réserver les refuges, pendant que nous réserverons la tente de prospecteur en riant dans notre absence de barbe.
Le lendemain était plus pluvieux, mais ça ne nous a pas empêchés de bien nous amuser sur les 6 km du retour. Puis retour à Montréal, douche bien méritée, nachos, et l'inévitable depaquettage du stock mouillé... en prévision d'une autre fin de semaine de plein air dès la semaine suivante pour moi et Bruno... aventure à suivre!